TVA en France : comment choisir le bon taux selon son activité ?
29/10/2026
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt indirect facturé aux clients puis reversé à l’État par l’entreprise. En France métropolitaine, le taux applicable...
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt indirect facturé aux clients puis reversé à l’État par l’entreprise. En France métropolitaine, le taux applicable dépend principalement de la nature du bien ou du service, de son usage et parfois du profil du client. Le taux normal de 20 % s’applique par défaut lorsqu’aucun dispositif particulier ne prévoit un taux réduit.
Le choix du taux ne dépend donc pas simplement du code APE ou de l’activité générale de l’entreprise. Un même professionnel peut facturer plusieurs taux selon les prestations réalisées. Une entreprise du bâtiment, par exemple, peut appliquer 5,5 % à certains travaux de rénovation énergétique, 10 % à d’autres travaux d’amélioration et 20 % à des travaux ne remplissant pas les conditions prévues.
Les règles détaillées sont publiées par la Direction générale des Finances publiques et dans le BOFiP-Impôts.
Le taux de 20 % est le taux de droit commun en France métropolitaine. Il concerne la majorité des ventes de biens et des prestations de services qui ne bénéficient pas d’un taux réduit.
Une entreprise assujettie doit afficher ses prix avec le taux approprié sur ses devis et factures. Une erreur de taux peut conduire à un complément de TVA à reverser, voire à des pénalités. Il est donc important de distinguer le régime de TVA de l’entreprise du taux applicable à chaque opération.
Le taux de 10 % vise notamment certains secteurs liés à la consommation, au logement, aux transports et aux travaux. Il concerne notamment :
La restauration illustre une distinction importante : les aliments vendus pour une consommation différée relèvent généralement de 5,5 %, tandis que les produits préparés pour une consommation immédiate relèvent généralement de 10 %. Les boissons alcoolisées restent soumises au taux de 20 %, y compris lorsqu’elles sont servies au restaurant.
Le taux de 5,5 % concerne principalement les biens et services considérés comme essentiels ou favorisant la transition énergétique. Il s’applique notamment à :
Depuis les évolutions récentes des règles de rénovation énergétique, l’application du taux de 5,5 % suppose de vérifier précisément la nature des travaux, le logement concerné et les caractéristiques des équipements. Les mentions figurant sur le devis et la facture doivent permettre de justifier le taux retenu.
Le taux de 2,1 % est réservé à des catégories limitativement définies. Il ne s’applique pas à une activité entière, mais à certaines opérations précises, notamment :
Les entreprises de presse, les producteurs de spectacles et les professionnels concernés doivent contrôler leur éligibilité au cas par cas. Le taux de 2,1 % constitue une exception : il ne peut pas être appliqué par simple assimilation à une activité voisine.
Avant d’établir un devis ou une facture, il est utile de vérifier :
Les taux présentés concernent principalement la France métropolitaine. La Corse et les départements d’outre-mer disposent de règles et de taux spécifiques. Par ailleurs, certaines opérations sont exonérées de TVA ou relèvent d’un régime particulier, comme la franchise en base de TVA : dans ce cas, l’entreprise ne facture pas la taxe dans les conditions prévues, mais cela ne signifie pas que son activité est soumise à un taux de 0 %.
Pour sécuriser une situation complexe, une entreprise peut consulter son expert-comptable ou demander une prise de position formelle à l’administration fiscale.
Le taux normal de 20 % s’applique par défaut aux biens et services qui ne bénéficient d’aucun taux réduit ou particulier.
Oui. Le taux se détermine opération par opération. Un professionnel peut donc facturer 20 % sur une prestation et 10 % ou 5,5 % sur une autre si les conditions légales sont remplies.
Les plats et produits destinés à une consommation immédiate relèvent généralement de 10 %. Les aliments vendus pour une consommation ultérieure relèvent généralement de 5,5 %. Les boissons alcoolisées sont taxées à 20 %.
Non. Il vise principalement certains travaux et équipements de rénovation énergétique répondant à des critères précis. D’autres travaux d’entretien ou d’amélioration peuvent relever de 10 %, tandis que les opérations exclues restent à 20 %.
Les professionnels peuvent consulter les fiches de la Direction de l’information légale et administrative, le site impots.gouv.fr ou le BOFiP, puis demander conseil à un professionnel du chiffre en cas de doute.
29/10/2026
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt indirect facturé aux clients puis reversé à l’État par l’entreprise. En France métropolitaine, le taux applicable...
28/10/2026
C’est possible dans certaines sociétés soumises à l’IS si un bénéfice distribuable existe et si les formalités sont respectées. Cette solution ne procure...
22/10/2026
Une assurance obligatoire seulement dans certains secteurs En France, aucune règle générale n’impose à toutes les très petites entreprises de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle...
20/10/2026
Non, le micro-entrepreneur n’établit généralement pas de comptes annuels comme une société au régime réel. Il doit néanmoins tenir les livres et conserver...
19/10/2026
Pour une petite entreprise, les CGV jouent plusieurs rôles :
18/10/2026
Un CDI à temps plein peut exceptionnellement être conclu sans écrit, mais cette solution est déconseillée. Un document écrit permet de prouver les conditions convenues et de sécuriser...