Fédération des Très Petites Entreprises

 
 
 
 
 
 
 


 
 
 
 
 
 

Communiqué de l' I.E.M

COMMUNIQUE de  l Institut Economique MOLINARI

Nous imposons tout d’abord des charges sociales massives sur le travail, de l’ordre de 370 milliards d’euros. Cela constitue un record d’autant plus dur à assumer que les actifs sont, par ailleurs, mis à contribution par d’autres prélèvements. Ils financent une partie significative de la CSG-CRDS (110 milliards) et de l’impôt sur le revenu (75 milliards), tandis que leur pouvoir d’achat est réduit par la TVA (160 milliards). C’est ainsi que le salarié moyen français est le plus fiscalisé d’Europe, avec 32 233 € de charges et d’impôts par an. Il ne lui reste que 24 582 € par an de pouvoir d’achat, alors qu’il coûte 56 815 € par an à son employeur. Cela représente 56,7 % de prélèvements sur le travail, une situation inédite en Europe. Alors que le salarié moyen français est au 6ème rang de l’Union européenne lorsqu’on considère ce qu’il coûte à son employeur, il est au 11ème rang en terme de pouvoir d’achat. À son crédit, l’actuel gouvernement a reconnu ce problème. Il organise une baisse des charges sociales en plusieurs étapes. D’une ampleur limitée, elle ne corrigera malheureusement pas notre handicap de compétitivité et de pouvoir d’achat, comme l’illustre un récent chiffrage de l’Institut économique Molinari.

Ensuite, nous avons le taux d’imposition des sociétés le plus élevé de tous les pays de l’OCDE. Ce n’est pas une distinction glorieuse car cet impôt nuit à l’investissement et à l’emploi, déjà pénalisé par l’ampleur des prélèvements sur le travail. De nombreux pays ont réduit leur impôt sur les sociétés pour préserver leur tissu économique et attirer davantage d’investissements internationaux. Une stratégie qui dope la croissance et aide à réduire le chômage. Aussi, la baisse de l’impôt sur les sociétés annoncée par le gouvernement français va dans le bon sens. Son taux devrait passer de 33,3 % à 31 % l’an prochain et descendre à 25 % d’ici à la fin du quinquennat, ce que l’on constate en moyenne chez nos partenaires. Une bonne nouvelle qui tranche avec l’attentisme gouvernemental s’agissant des impôts de production. Ces derniers représentent de l’ordre de 70 milliards d’euros/an, prélevés avant même que les entreprises aient fait le moindre euro de bénéfice. Ils pénalisent tout particulièrement l’industrie française et sont bien plus handicapants que l’impôt sur les sociétés représentant 31 milliards."

 

 
Dernière modification : 03/12/2018